Samedi 21 avril 2007
Après 500 kilomètres d’autoroute je suis enfin arrivé à proximité de Pau.
Une semaine de vacance en Béarn tel est le programme.
J’ai loué un gîte sur les hauteurs de Pau, un peu après Jurançon, mais mon esprit est occupé pour l’instant par autre chose.
En effet, j’ai suivi de loin les débuts de la destruction du Camp Militaire d’Idron et une chose inconnue me pousse dès mon arrivée à me rendre sur les lieux pour me rendre compte par moi même.
J’ai encore en tête le reportage Photographique effectué par Gérard de Badts dès le début de la destruction du Camp.
Ce sera donc la sortie de l’Autoroute par Soumoulou, de manière à rejoindre la N117 et l’Avenue du Camp.
Après quelques Kilomètres j’immobilise mon véhicule peu après la barrière d’entrée du Camp Militaire.
J’aperçois de loin et avec joie le palmier trônant toujours au milieu du terre plein central, tout va bien !
Quelques mètres plus loin………..mon regard porte sur un horizon inconnu………et là stupéfaction …….. mon regard n’est bloqué par aucun obstacle , le terrain est plat à perte de vue.
LE CAMP MILITAIRE D’IDRON N’EXISTE PLUS.
Plus loin à droite, sur ce que fut la Place d’Armes , un énorme tas de gravas représente tout ce qu’il reste des Bâtiments.
Les blocs de béton ont été concassés l’un après l’autre.
ROUGE , NOIR , VERT , GRIS , les BLEUS les JAUNES , tout à sombré dans le dernier Acte, dans le dernier Combat .
J’arpente les allées du Camp sans aucun repère, le paysage me désoriente .
Il va me falloir bien du courage pour admettre tout cela !
De retour vers le palmier central mon regard est attiré par quelque chose de familier.
Sur la terre fraîchement remué par les engins de démolition gît la Pierre ramené de Caylus et qui servait d’Hôtel à la Chapelle du Camp d’Idron.
La Chapelle a elle aussi sombrée avec les autres bâtiments et les ouvriers ont dû se rendre compte de ce que représentait cette Pierre, et ils ne l’ont donc pas déposée avec les autres gravats.
J’ai demandé au gardien du Camp ( je dis encore le Camp car je ne trouve pas d’autres mots ) de la déposer avec l’aide des engins de levage encore présents près du Mess des Officiers.
Ce petit morceau de terrain est encore la propriété de l’Armée et cette Table Sainte y sera sans doute en sécurité le temps de lui trouver un nouvel emploi, une nouvelle vie.
Cette homme qui garde le Camp depuis plus de 20 ans m’a promis de le faire, il à même commencé à présenter un livre d’Or au nombreux visiteurs qui se présentent et qui pour la plupart sont des Anciens Militaires.
Il nous reste maintenant nos souvenirs et la volonté farouche de faire ériger sur les terrains de cet ( ex Camp Militaire ) une stèle de la mémoire.